Le mouridisme

Le mouridisme a été fondé par le cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), un rénovateur soufi établi au Sénégal et disciple du cheikh Sidiyya, une notabilité de la confrérie qadiriyya. Cheikh Ahmadou Bamba, dans un contexte où la colonisation avait provoqué un choc social et culturel important, se présente comme l’héritier spirituel du prophète (qotb ou « pôle de sainteté ») envoyé par Dieu tous les quatre cents ans (selon un hadith) et chargé de revivifier l’islam.

La confrérie des mourides

La confrérie des mourides est en expansion et possède une influence forte sur la politique du Sénégal6. Son leader spirituel est consulté par les politiciens de tous bords6.

Elhadji Falilou Mbacké, le deuxième calife, a ouvertement soutenu Léopold Sédar Senghor, de confession chrétienne, premier président du Sénégal indépendant3. Serigne Abdoul Ahad Mbacké, troisième calife, a vigoureusement soutenu Abdou Diouf à la présidentielle de février 19883.

Ahmadou Bamb

Un des plus célèbres disciples d’Ahmadou Bamba fut Cheikh Ibrahima Fall. Il fonda une communauté de vie appelée les Baye Fall qui substitue le travail manuel, la mendicité et le dévouement à une piété usuelle comme la pratique des prières et le jeûne, ce qui leur vaut de nombreuses critiques de la part d’autres musulmans. Du fait de leurs dreadlocks, les Baye Fall sont souvent confondus par les étrangers avec les rastas1.

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La célèbre phrase de Abū Ḥafṣ al-Ḥaddād, maître réputé de Nīshāpūr, maintes
fois citée, est devenue, par sa radicalité, emblématique. En affirmant que « le
soufisme est tout entier adab »,1 il assigne à ce terme une position centrale dans
la vie spirituelle telle que la conçoivent les maîtres soufis du iiie/ixe siècle,
dans la capitale du Khurāsān. Voilà du moins ce que l’on doit déduire de cette
attribution.

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par un rapide survol de nos principales sources, puis nous nous arrêterons plus
longuement sur les ouvrages de Sulamī, et enfin nous observerons la place de
l’adab chez quelques maîtres de Nīshāpūr. Nous aurons recours à une mise en
perspective avec les positions de Junayd (m. 298/911) et des Bagdadiens sur
cette question afin de mettre en évidence les particularités régionales ou au
contraire les points de convergence

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 Parmi les ouvrages perdus intéressants pour notre sujet,
ceux d’Abū Bakr al-Warrāq (m. 240/854-5) qui vécut à Balkh, surnommé “l’éducateur des saints” (muʾaddib al-awliyāʾ),7 portant, d’après Sulamī, sur l’activité
spirituelle (muʿāmala), la discipline ascétique (riyāḍāt) et l’adab.8 Abū Jaʿfar
Muḥammad b. al-Ḥusayn al-Burjulānī (m. 238/852), traditionniste intéressé
par l’ascèse aurait selon Ibn Nadīm écrit un Ādāb al-ṣuḥba.9

Titre 1

Le Cheikh Ahmadou Bamba était de croyance traditionnelle sunnite. Ainsi il dit au début de son livre « Mawâhibou l-Qouddoûs » : « Il (Allâh) n’a pas de semblable, Il ne dépend pas du temps, Il est exempt du genre et Il est sans endroit »8. Son mysticisme soufi s’inscrit ainsi dans le cadre du fiqh et une vision orthodoxe du sunnisme

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La Tijaniyya ou tariqa tijaniyya (en arabe : الطريقة التجانية (Al-Ṭarīqah al-Tijāniyyah), littéralement « la voie tijane », variantes tidiane, tidjane, tidjanie) est une confrérie (tariqa) soufie (un courant de l’islam sunnite[réf. nécessaire]), à l’origine Khalwatiya (de Khalwa, en arabe: خلوة, qui signifie : isolement)[réf. nécessaire], fondée par Ahmed Tijani en 1782 dans une oasis algérienne4,5

Cette confrérie musulmane est la plus répandue d’Afrique de l’Ouest

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La Tijaniyya trouve son origine à Aïn Madhi en Algérie11, puis s’est diffusée dans un premier temps autour de Boussemghoune dans le désert algérien.

Depuis son foyer d’origine en Algérie, la Tijaniyya s’est répandue au Maghreb (Maroc et Tunisie) et, de façon limitée8, en Arabie saoudite.

Elle a surtout traversé le Sahara pour se diffuser en Afrique de l’Ouest (Mauritanie, qui allait devenir avant le Sénégal une plaque tournante8 de la confrérie, Sénégambie, Mali, Burkina Faso), région où elle est aujourd’hui la confrérie la plus répandue, tout particulièrement au Sénégal, où elle jouit d’une influence inégalée

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«Prospective-DialoguesPolitiques»est un espace de concertation pour
l’élaborationde politiques publiques« participées».Il encourage la décentralisation de la fonction politique par l’implication de l’ensemble des acteurs
concernés dans la définition de normes.
Considérant que la pauvreté ne peut se réduireà la seule dimension
économique, Enda Prospective-Dialogues Politiques se propose également
de faciliter la réappropriation, par les communautés, des dimensions
techniques, organisationnelles, sociales et politiques de leur environnement,
pour les habiliterà participerà la négociation des règles du jeu.
Ces objectifs le constituent en espace tourné vers l’action et la prospective.« Action» car il s’agitde transformer socialement et politiquement
une réalité qui produit l’exclusion.«Prospective»parce que cette transformation suppose une relative maîtrise et, par suite, une anticipation des
futurs communs. Enfin, la nécessité de développer des partenariats en fait un
espace que les différentes catégories d’acteurs, dans et hors Enda, ont
vocationàs’approprier

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Gros bourg à la veille de la proclamation de l’indépendance, deuxième
ville du Sénégal quarante années plus tard ; ville construite non pas à
l’échelle de ses 300 000 habitants permanents(estimation de1993),mais des
millions de pèlerins qui lapeuplentlors dugrandmagal annuel. Touba est
emblématique de ces villes africaines qui, reconnues comme leur territoire
par un groupe rendu cohérentpar une identité forte, sont susceptibles
d’amender, voire de bouleverser, les semis urbains issus de la colonisation.
Ici, la confrérie mouride concrétise le« rêve» de son fondateur, transformant le lieu symbole en ville sainte, en ville idé

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Touba, grâce à un taux de croissance de 15 % par an pendant trente ans
(entre 1958 et 1988) est devenu, avec ses 500 000 habitants environ, la
deuxième ville du Sénégal aprèsl’agglomérationde Dakar-Pikine. Et cet
accroissement rapide ne faiblit pas:entre 1988et 1998, le taux de croissance
est même passé à 19% par an environ et la population a plus que doublé’.
Son extension spatiale est considérable:la superficie bâtie dela ville, qui est
passée de 575 hectares à 3 900 hectares entre 1970 et 1990, dépasse depuis
1997 les12000hectare

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